Comment obtenir un visa de résidence pour Dubaï ?

Le nombre de Français installés à Dubaï ne cesse d’augmenter. 100 nouveaux ressortissants français s'inscrivent, chaque mois, sur les listes consulaires. À Dubaï, les Français constituent désormais la deuxième population d'origine européenne, après les Britanniques. À noter que 75 % d'entre eux ont moins de 40 ans. Quelles sont les conditions afin de faire une demande de visa pour Dubaï ?

Obtenir un visa de résidence ?

Constituer une société Free-Zone est la première étape en vue d’obtenir un visa de résidence, que l’on appelle aussi un visa de travail. La création de votre société Free-Zone vous donne le droit d’obtenir un permis de travail et donc de résidence. Il est délivré par les services de l’immigration. Ce visa est valable 3 ans et, bien entendu, il est renouvelable. 

Point intéressant, en devenant résident des Émirats Arabes Unis, on bénéficie automatiquement de sa fiscalité. Et elle attire ! En effet, à Dubaï, il n’y a pas d’impôt sur le revenu, pas de charges sociales, pas d’impôt sur les plus-values, pas d’impôt sur les sociétés et pas d’impôt sur la fortune. De quoi attirer chaque année, de nouveaux candidats à l’expatriation.

À la découverte de Dubaï

Sur les immenses avenues qui traversent les forêts de gratte-ciel de Dubaï, le luxe insolent s'exhibe sans complexe : des Lamborghini, des 4×4, toujours plus puissants, se comptent par milliers, tout comme les boutiques de luxe. Entre désert et mer, Dubaï ne cesse de se développer et de se construire. Elle créée des emplois et nombre d’entreprises étrangères y développent une filiale. Autant dire que du travail et du business, il y en a. 

Et les Français ne s’en cachent pas, l’expatriation est tentante. D’ailleurs, les familles qui y vivent vous le diront, il y a depuis quelques années, de longues listes d’attente pour inscrire ses enfants dans les écoles françaises, comme le célèbre Lycée Français de Dubaï

La crise financière affecte-t-elle Dubaï ?

La question se pose, est-ce la fin de l’âge d’or pour l’émirat de Dubaï ? Le prix du pétrole ayant chuté, de nombreux salariés se sont retrouvés du jour au lendemain au chômage. Une multitude d’expatriés ont préférés rentrer au pays plutôt que de fondre dans le sable.

Un ralentissement des projets et un surendettement

La crise économique n’a pas détruit le capital financier de Dubaï, cependant il faut noter le ralentissement du commerce. De nombreux projets ont été mis entre parenthèse et les dépenses on été taillées. La chute du prix brut du pétrole dans tous les Etats pétroliers du Golfe a contraint de nombreuses entreprises à licencier des employés et parfois même à fermer leur établissement. Dubaï est un pays fidèle à lui-même et à sa démesure, il n’est donc pas étonnant d’apprendre qu’il est criblé de dettes. En effet, il doit 22 milliards de dollars d’obligations et de prêts à rembourser en 2018.

Des patrons expatriés abandonnent

Le niveau de vie à Dubaï est en hausse, on ne peut malheureusement pas en dire autant de tous les portefeuilles. De nombreux expatriés ayant œuvrés dans le bâtiment et la métallurgie mettent la clé sous la porte de leur business et préfèrent retourner dans leur pays. La multitude de jolie voiture laissée à l’abandon au parking de l’aéroport sont une preuve irréfutable de ces départs précipités. Ces personnes qui sont arrivées à Dubaï avec des rêves plein la tête se sont rapidement endettés et préfèrent s’enfuir plutôt que de risquer la prison. Déjà entre 2015 et 2016, 237 dirigeants de PME ont fermé leurs entreprises et quitté le pays.

 

Vivre à Dubaï est un luxe

De nombreux ménages choisissent cependant volontairement de quitter Dubaï en raison de l’inflation du coût de la vie. En effet, les frais de scolarité et loyers sont dispendieux et les problèmes de la crise économique ne leur permettent plus de vivre un tel train de vie. Le ralentissement financier du pays engendre une stagnation au niveau de la création d’emploi et favorise le licenciement ainsi que le gel des salaires. Les dirigeants se concentrent actuellement pour sortir de cette impasse. Fort heureusement, elle est moindre par rapport à celle de 2009 alors espérons que tout ira mieux d’ici peu.