
Michael Bloomberg, maire de New York.
Michael Bloomberg a investi des millions de dollars dans sa fondation via des paradis fiscaux. La fondation offshore du maire de New York détient 400 millions de dollars dans des paradis fiscaux , parmi lesquels les Bermudes, l'île Maurice, les îles Caïman, Chypre et le Luxembourg. L'objectif est de passer par l'intermédiaire des paradis fiscaux pour investir dans des hedge funds. La fondation économise ainsi à la taxe de 40% qui s'applique aux investissements qui ne sont pas directement liés à la mission d'une association caritative. Rien d'illégal ou d'anormal dans cette opération, qui est d'ailleurs largement répandue parmi les grandes fondations américaines comme celle des Rockefellers, Warren Buffet, Georges Soros, Michael Dell, Steve Jobs ou Bill Gates.
Ce qui surprend les New-yorkais, c'est que, pendant que leur maire fait œuvre de philanthropie en dehors du pays, il augmente les impôts pour faire face à la crise. Le milliardaire s'est justifié jeudi en affirmant que son système permettait de consacrer plus d'argent pour les causes de la Fondation.
Alors que Barack Obama a plaidé jeudi à New York en faveur d'une réforme financière, Michael Bloomberg a mis en garde contre une réglementation excessive de Wall Street. Depuis la crise, le maire n'a cessé de répéter qu'il ne fallait pas faire fuir les riches en les taxant trop lourdement. Evidemment il sait de quoi il parle, et son discours dont devrait inspirer les politiciens Français dont l'ISF a fait fuir en Belgique, en Suisse, en Italie et en Grande Bretagne toutes les grandes fortunes Françaises, et a privé ainsi l'économie Française de ses plus gros contribuables, consommateurs et entrepreneurs.
L’AVIS DE L’EXPERT - Par Nadav BENSOUSSAN, Fondateur France Offshore
Il est en effet intéressant de créer une fondation ou une association à caractère philanthropique, humanitaire ou tout simplement pour gérer son patrimoine dans une juridiction offshore. Cela permet d'une part de recruter du personnel bénévole ou rémunéré sans les contrainte sociales et fiscales et d'autre part sans la nécessité de rendre des comptes sur l'utilisation et la manière dont sont gérés et distribués les fonds qui y circulent. Les grandes fortunes Américaines qui sont de loin les plus grands philanthropes de la planète, ont pratiquement toutes établies le siège de leurs fondations dans des juridictions offshores. La fondation de Bill Gates par exemple, dont le but est d'apporter à la population mondiale, des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissance, a un budget supérieur aux dépenses de l'OMS et 95% de ses actifs sont gérés par des sociétés financières établies dans des centres offshores aux Bahamas et aux Bermudes. On notera que le Liechtenstein abrite également de nombreuses fondations et associations caritatives et humanitaires Européennes. La fondation est la forme juridique la plus utilisée dans la Principauté du Liechtenstein.
Les objectifs possibles de la fondation sont:
• une gestion discrète du patrimoine privé
• le règlement de la succession du fondateur
• la protection économique de membres de famille ou d'autres personnes proches, par exemple à l'aide de règlements concernant le maintien
• la fonction de « holding » pour la protection des avoirs d'une entreprise
• la perpétuation de l'œuvre du fondateur (p. ex. des collections artistiques)
• des objectifs d'intérêt commun
Pour obtenir plus d'informations sur les fondations, vous pouvez contacter Mr Bensoussan par email : info@france-offshore.fr