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A la différence du contrat français, le contrat de travail international est très peu réglementé. Alors que le contrat de travail français est soumis aux dispositions légales et aux conventions collectives, et qu'il peut se permettre d'être très succinct, le contrat de travail international, quant à lui, est peu couvert par le Code du Travail et se doit donc d'être exhaustif.
Il existe deux formes de contrat de travail international :
Lorsque le salarié travaille au sein de l’Union Européenne, son contrat de travail doit contenir certaines mentions, conformément à la directive CEE de 1991, à savoir :
Le salarié est détaché lorsqu’il :
La durée du détachement est fixée à 3 ans, renouvelables une fois pour les pays n’ayant pas signé de convention sociale avec la France. Par contre, pour les pays de l’UE et pour la Suisse, le détachement est au maximum d’un an, renouvelable une fois, sauf cas exceptionnel.
Le salarié détaché dépend du régime français de sécurité sociale. Il couvre 3 domaines : la santé, la retraite, et le chômage. Il est possible d’adhérer à un système d’assurance complémentaire.
Le salarié est expatrié lorsqu’il :
Le régime de protection sociale
Le salarié expatrié ne dépend plus du régime français de sécurité sociale, à moins qu’il ne souscrive à l’assurance volontaire de la Caisse des Français à l'Etranger (CFA).
La juridiction compétente en cas de litige
En cas de litige entre l’employeur (société étrangère) et le salarié, relatif à l’exécution ou à la rupture du contrat de travail international, le contentieux relève de la compétence du Conseil de Prud’hommes :
Une fois de plus, il peut être judicieux d’utiliser une société offshore pour établir un contrat de travail international avec un employé expatrié pour ainsi bénéficier d’une législation fiscale et sociale moins contraignante d’une part, mais aussi plus avantageuse en cas de litige avec le personnel.