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  •   La Lettonie : Malgré la crise, la reprise économique se confirme

Paris, le 2 mars 2010


RigaMalgré la profonde récession européenne, la Lettonie a été en mesure de réaliser l'impossible : mener à bien une dévaluation interne en réduisant drastiquement les dépenses du budget de l'Etat, et cela sans toucher à la parité de sa monnaie avec l'Euro. "Une performance exceptionnelle largement saluée par Bruxelles, qui a permis à l'économie Lettone de retrouver la voie de la croissance et de devenir l'économie la plus compétitive des états baltes ", écrit le magazine britannique The Economist.

 

"Exit" donc les mauvaises langues qui parlaient de la dévaluation du Lats, la monnaie locale.

 

«Ceux qui ont déclaré trop vite la fin de l'économie lettone ont été déçus" expliquent les analystes du magazine, en rappelant qu'au cours des deux dernières années, ceux qui croyaient en la dévaluation inévitable du lats et sa parité fixe avec l'euro, se sont cruellement trompés.

 

En dépit du recul du PIB, la Lettonie semble avoir accompli ce que beaucoup croyaient impossible : une dévaluation interne. Ce qui signifie le rétablissement de la compétitivité en réduisant les salaires et les dépenses du budget de l'Etat plutôt qu'en dévaluant la monnaie nationale, explique le journal The Economist.

 

L'autodiscipline dont a fait preuve la Lettonie pour surmonter la crise a été exemplaire et maintes fois citée comme un modèle pour la Grèce, qui connait actuellement une crise financière aigüe. Les analystes notent des changements très positifs dans l'économie nationale qui ont aboutit à la décision de l'Agence internationale de notation Standard & Poor's de relever la notation (rating) du pays, basée sur de solides perspectives de croissance, un excédent monétaire résultant du redressement des exportations, et la baisse des taux d'intérêt. Propos également réconfortants par The Economist, qui souligne que la nationalisation de Parex Bank a permis de refinancer la dette des établissements de crédit, de capitaliser sur ses actifs sains et d'instaurer un plan de redressement sans précédent qui a porté ses fruits.

 

En même temps, The Economist explique que si ces mesures ont permis un redressement spectaculaire de l'économie lettone, et réduit considérablement le chômage, une reprise de la croissance économique n'est pas prévue avant 2011.

 

Après dix ans de prospérité, alimentée par le boom de la construction, de production bon marché et d'investissements massifs de la Russie, la Lettonie a aujourd'hui besoin de nouvelles sources de revenus et offre de très fortes incitations fiscales pour favoriser l'investissement d'industriels étrangers sur son sol.

 

La priorité est aussi de limiter la fuite de ressources intellectuelles vers l'étranger. Bien sûr, les bas salaires ont encouragé les travailleurs les plus qualifiés à se rendre à l'étranger, mais cela n'empêche pas la Lettonie de rester un haut lieu de la délocalisation européenne, très prisé par les entreprises qui veulent y implanter des usines pour réduire leurs coûts de production sans nécessairement aller en Asie.

 

Par ailleurs, la population en Lettonie reprend confiance dans ses institutions, et l'influence du grand voisin Russe rassure la population dont la moitié est russophone. Le Président de Lettonie, Valdis Zatlers, va d'ailleurs participer à la célébration du Jour de la Victoire à Moscou, le 9 Mai.

 

Dans ce contexte difficile pour l'Europe, la Lettonie fait figure de bon élève Européen, son économie et ses finances étant en bien meilleure état que celle de la Grèce ou de l'Espagne. A ce sujet, la Lettonie n'a pas menti sur ses finances et n'a jamais triché avec sa comptabilité.

 

Certes la Grèce, comme la Lettonie, ont été touchées par la crise, mais on notera que les Grecs ont l'habitude d'un mode de vie pas très propice au développement économique : travail à mi-temps institutionnel, retraite à 40 ans, un mode de vie qu'ils continuent de défendre à tout prix.

 

A l'opposé, les Lettons sont tellement heureux de faire partie de l'Union Européenne qu'ils sont prêts à en payer le prix en respectant scrupuleusement la Charte Communautaire Européenne pour maintenir des finances nationales saines. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela a fonctionné à merveille pour la Lettonie.

 

 

 

 

L’AVIS DE L’EXPERT - Par Nadav BENSOUSSAN, Fondateur France Offshore

 

 

La Lettonie attire de plus en plus d'entreprises Françaises qui veulent délocaliser tout ou partie de leur activités industrielles et profiter d'une main-d'œuvre abondante, qualifiée, bilingue, certes plus chère qu'en Chine, mais tellement plus proche et appartenant à l'UE. A ce titre, on notera que la fiscalité lettone est une des plus avantageuses de l'UE et de nombreuses exemptions fiscales supplémentaires sont prévues pour les investisseurs étrangers.

 

Le système financier et les banques lettones ont également prouvé leur solidité pendant la crise. Rietumu Bank, par exemple, première banque de gestion d'affaires privée des pays Baltes, et partenaire de France Offshore depuis 7 ans, a enregistré en 2009 son plus important bénéfice historique depuis sa création il y a 15 ans.

 

France Offshore est aussi partenaire de la mission économique de l'Ambassade de Lettonie en France et nous encourageons vivement les entreprises Françaises à explorer les possibilités et les atouts du marché letton. Nous vous invitons à nous faire part de vos projets de délocalisation ou de développement commercial en Lettonie ou en Russie.

 

Pour voir le questionnaire et un guide d'affaire en Lettonie cliquer ICI

 

 





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