Les défaillances d'entreprises en France sont en hausse de 15% au deuxième trimestre 2009. Les PME dans le secteur de l'immobilier, l'industrie lourde et les services ont été les plus touchées.

D'après une étude gouvernementale, les défaillances d'entreprises en France ont progressé de 15% au deuxième trimestre 2009 par rapport à la même période en 2008, avec 13 908 jugements prononcés pour des redressements ou des liquidations. Cela étant, les chiffres sont légèrement moins alarmants qu’au premier trimestre, où les défaillances atteignaient 21,3% par rapport au premier trimestre 2008.
Les PME apparaissent comme ayant été les plus fragilisées. Ainsi, 70% des défaillances (soit 9 500) concernaient des entreprises de moins de trois salariés. Chez les TPE de 3 à 19 salariés, les défaillances ont considérablement augmentées de 57% sur le second trimestre, et de 70% chez les PME (de plus de 20 salariés). Les grosses PME (de 100 à 199 salariés) ont été encore plus affectées, avec un doublement des défaillances par rapport au deuxième trimestre 2008, qui concerne 39 sociétés.
Seules 33% des PME ont été liquidées, alors que les toutes petites entreprises arrivant devant le tribunal n'avaient plus aucune trésorerie et 74% d’entre elles ont été immédiatement liquidées, indique l'étude.
Les secteurs les plus affectés en 2009 sont surtout l’immobilier et les services, où les défaillances ont augmentées de 55,3%, ainsi que l’industrie (non agro alimentaire) , avec 52,7% d'augmentation. Les industries de mécanique et métallurgie ont aussi très affectées, avec 228 sociétés qui ont fait faillite, soit une hausse de 159%.
Le secteur des services aux entreprises a été également touché (+18 % de défaillances) ainsi que les services aux particuliers ( +39% de défaillance). Enfin, si la restauration a mieux résisté sur le deuxième trimestre (+10%), le secteur hôtelier est resté affecté (+20%). En revanche les débits de boisson se sont mieux portés et les défaillances ont reculées de 4% sur le trimestre.
Les patrons de PME redoutent le dépôt de bilan en 2010
Dans ces conditions, le moral des chefs d’entreprise n’est pas au beau fixe. Ainsi 53% des patrons de PME interrogés avouent leur pessimisme quant à l’avenir. La première de leur préoccupation est la baisse de la consommation des clients et donc des commandes : 62 % des 1003 patrons interrogés appréhendent ce phénomène, d’autant que la moitié d’entre eux ont déjà perçu l’impact de la baisse du pouvoir d’achat des Français sur leur activité. 31 % craignent aussi un effritement de leur rentabilité et 27 % la hausse des prix pratiqués par leurs fournisseurs.
Plus grave encore, plus d’un quart des patrons interrogés ont peur de déposer le bilan dans l’année. Les conclusions de l’enquête ne sont pas très positives pour l’emploi non plus, 48 % des chefs de PME pensent qu’ils vont devoir licencier pour faire face à la conjoncture économique difficile.
L’AVIS DE L’EXPERT - Par Nadav BENSOUSSAN, Fondateur France Offshore
On connait les conséquences graves d'un dépôt de bilan tant sur le plan professionnel que personnel, et dans ce domaine, mieux vaut prévenir que guérir. Pourtant des solutions (certes peu connues des PME) existent pour éviter le dépôt de bilan, comme la transmission universelle de patrimoine (TUP) qui permet de sauver in extremis l'entreprise du redressement. France Offshore pratique les opérations de TUP dans le cadre de transfert de sociétés à l’étranger. Vous trouverez plus d'informations sur la TUP sur la page :